Review

Label : Sweet Records  

Deux ans après l’album « So Clear », les madrilènes de The Sweet Vandals sont de retour pour leur 4éme album studio depuis 2007. Rappelons toutefois que leur guitariste José Herranz et leur bassiste Santiago Martin apparaissaient déjà en 2005 au sein d’un autre combo funk espagnol : Celofunk, sur un disque unique qui mérite le détour.

Les deux dernières années du combo ont été particulièrement prolifiques, entre la préparation de cet album, la construction de leurs studios Funakameba (où le matériel vintage et analogique fait loi) et la création de leur label Sweet Records, (dont sont déjà issues des 45t de Freedonia, The Fire Eaters, et de Charles Mintz), le groupe n’a pas eu le temps de s’ennuyer.

C’est donc dans un esprit de totale indépendance, mais avec un background déjà connu des amateurs de soul-funk, que le collectif se réinstalle en 2013 dans le paysage musical européen.

En écoutant cet album, ce que l’on retient c’est la voix de l’energique Mayka Edjo qui est en retenue, presque freinée. On sent la puissance poindre sans jamais exploser réellement. Un bel exercice de maîtrise, même si quelques rugissements ne nous auraient pas déplu.

Dans un bon dosage de funk et de soul, l’album s’ouvre sur le bel orgue de « Wheter You Like It or Not ». Un titre à la cool, très 60’s, tout comme « Waves and Wings ».

De superbes arrangements de cordes nappent « Our Ruler Are Liars », tandis qu’ « Old Souls » est plus classique mais reste sympathique.

Sur « Feel Alive » et « Ain’t No Use », on retrouve le groupe sur les terres où on l’affectionne : rythmique syncopée, très JB’s, pour un excellent groove. « Better Than I Am », lancinant et suave, se retrouve propulsé par un clavinet funky. La voix s’amuse à rester sur le fil, tantôt caressante, tantôt nerveuse.

Ce 4e opus des Sweet Vandals offre au fil de ses dix titres une belle maturité de production, homogène, même si notre préférence va aux titres les plus rythmés. Si il n’apporte rien de bien révolutionnaire  au genre, ne nous y trompons pas : The Sweet Vandals ont toujours le groove et leurs prestations scéniques le prouvent.  La soul est  douce et chaleureuse, et leurs titres deep funk  toujours aussi aiguisés !



About the Author

Alex Kapel
Administrateur et rédacteur depuis 2011, je suis avant tout amateur de raw funk. Musicien et collectionneur de wah wah, il fallait bien un breton dans l'équipe de Fonka... Yec'hed mat!!