Review

Label : One Note Records

The New Mastersounds à l’instar de Quantic Soul Orchestra, font partie de ces groupes désormais bien installés sur la scène deep-funk anglaise (et internationale), à tel point qu’ils sont désormais cités en référence par tous les aficionados du genre. Il faut dire que depuis l’année 2000 et la sortie des premiers 45t du groupe, ils n’ont cessé de susciter  un véritable engouement autour d’eux. Ce n’est pas un hasard si Keb Darge (encore lui !), en véritable parrain du rare groove décide de les produire dès leur premier album « Keb Darge presents The New Mastersounds » en 2001 sur le label Deep Funk Records. Puis en enchaînant une pléiade de 45t et de maxis, le groupe originaire de Leeds, continue son petite bonhomme de chemin en sortant deux autres albums studio : « Be Yourself » en 2003 et « This is what we do » en 2005 sur One Note Records.Au début de l’année 2006, un live « Live at the Cova » , mettait même en avant tout le savoir faire du groupe sur scène.

C’est donc sous les meilleurs hospices que ce quatrième opus studio voit le jour toujours sur leur label : One Note Records. Produit par le guitariste et leader du groupe Eddie Roberts (qui au passage avait fait une tentative solo en 2005 avec l’album « Roughneck »), on retrouve tout le talent du quartet qui oscille toujours entre deep funk et jazz soul, tout en renouvelant le genre de façon étonnante ! D’ailleurs on n’est pas à l’abri de quelques surprises comme cette surprenante reprise du « Witness » de Roots Manuva dans une version instrumentale plus proche d’ailleurs de la version « dub » originale. Il fallait oser pour reprendre un tel classique electro hip hop du label Big Dada/ Ninja Tune, pour en faire une version live ! Et ma fois le pari est réussit ! Sur le titre « Hey Fela ! », comme son titre peut le laisser supposer c’est une incursion dans le monde de l’afro funk, avec une guitare wah wah du plus bel effet et une basse et un saxophone (celui de Rob Lovers venu prêter main forte au groupe sur plusieurs titres) remplis de félinité qui nous rappelle combien ce genre continue à inspirer aujourd’hui un grand nombre de formations.

L’orgue Hammond et le Fender Rhodes continuent à jouer un rôle essentiel dans la composition des morceaux de The NMS, comme le prouvent « Carrot juice », « Thirty three » (disponible d’ailleurs en 45t), ou « Return to Gijon ». Mais c’est bien sur la guitare d’ Eddie Roberts qui est un des éléments moteurs des compositions du groupe : « 102% », « Give me minute part.2 » (morceau extrait du 45t du même nom sorti en 2005), « Rope-a-dope », « Talk is cheap » ou « Paranoid » en sont des exemples flagrants. L’ensemble est bien sur accompagné de breakbeats dignes de ce nom et le moins que l’on puisse dire c’est que Simon Allen tient tout ce petit monde à la baguette ! (oui je sais elle était facile !).

On retrouve donc sur cet opus tous les ingrédients qui ont fait la réussite des précédents, avec quelques touches d’originalité bienvenues. En quatorze titres, ils prouvent avec brio que le funk décidément est bien vivant aux quatre coins de la planète ! Et tant que des disques de cette qualité continueront de sortir, ce n’est pas prêt de s’arrêter. Ce n’est pas nous qui nous en plaindrons !

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Boogie Bass
Co-créateur du webzine Fonkadelica, Boogie Bass est également responsable de l'emission de radio du même nom et dee jay à ses heures perdues (premières parties de Keziah Jones, Macéo Parker, Souljazz Orchestra, The Excitements, Amp Fiddler...).