Review

Label : Sanctuary Records

Dans la grande famille des musiciens groovy, je demande le sémillant James Taylor et son quinzième album labellisé JTQ ! Rares sont les musiciens à pouvoir afficher une telle production doublée d’un tel éclectisme, car depuis 1988 et l’album « Wait a minute », cet organiste, pionnier de la scène acid-jazz anglaise, s’est essayé avec talent à la soul-jazz façon 60’s, au jazz-funk typé 70’s, à l’acid-jazz des 90’s et au funk électronique de la fin des 90’s !

A la lumière de ce parcours musical, « Room at the Top » apparaît comme une synthèse de ces 15 premières années de carrière. C’est donc un patchwork musical alternant des titres soul-jazz (“Mr Bridger said so”, “Black Tuesday”), soul-funk (“Free”) et acid-jazz (“Sweet Lover”). Mais la surprise vient des morceaux instrumentaux et électronisant.  Ces tracks aux allures de thèmes de films sont traitées de manière simple et légère. « Message from Sicily » s’étire sans ostentation sur la basse de Gary Crockett. « Daydream No.9 » et « Show me all your colors » par leurs ritournelles gaies et insouciantes, nous ramènent à nos rêves d’enfants. Roy Ayers et son vibraphone ne sont sans doute pas étrangers à cette sensation. Quant à « South to Perpignan » et « Farewell canale grande » ils plantent un décor plus inquiétant.

Pour les amateurs de cantates, Yvonne Yanney sur le titre « Stop ! » fera bouger le plus improbable des danseurs. Résultat garanti par la maison ! L’ album se clôt sur le morceau « Sweet Lover ».  Le band y est accompagné de Linda Muriel, ex-chanteuse des Brand New Heavies et d’Incognito, pour une leçon d’acid-jazz dans les règles de l’art.

Voilà un album un peu décousu et hétéroclite de prime abord, mais qui prend toute sa dimension au fil des écoutes. Sans nul doute l’un des plus personnels de James Taylor !

>> En savoir plus sur James Taylor Quartet



About the Author

Nicolas K