Review

 Label : 7 Bridges Recordings

R

ose Ann Dimalanta aka RAD. est une artiste qui s’est faite remarquée dès « Radified » son premier album en 1992 chez Soulciety Records ! Elle a de plus développée sa carrière de musicienne auprès des plus grand (certains l’auront remarqué aux côtés de Prince en 2003). RAD est une charmante jeune femme aux origines asiatiques, venant de la Bay Area, (Oakland plus exactement) mariée à un producteur défenseur du funk, mr Michael Kirsch. Cet album lui sonne très live, mais est une belle production studio, nature et sans samples. Après son « Live au New Morning » parisien (2003) difficile à trouver, voici un album frais, nouveau et terriblement solide (en seulement 8 titres et 49 min !).

La belle est bien entourée, avec le grantin du jazz-funk mondial. Dès le 1er titre « East babe » c’est Mister John Blackwell, batteur fracassant et solidement funky, qui dépose un beat lourd et fort, agrémenté de solos délicieux de claviers de RAD, cette beauté de l’Est ! Le rythme est entrainant, grâce aussi aux deux basses et aux appels à la fête vocaux de la miss.

Puis, « That’s ain’t no way », groove plus soul et jazzy, toujours sur la même base Blackwell-Rad, beau duo pour une chanson sur le thème universel de la rencontre amoureuse. Sur « Before we say goodbye », le tempo ralenti, mais l’intervention de Ray Obiedo à la guitare (Herbie hancock) et quelques solos de saxo sur la fin enchante ce moment tranquille. « Baby Girl » est un morceau ternaire, léger, avec l’aide de sons synthétiques s’approchant des violons et des accordéons. Un groove qui pourrait être « à la française ». « As of Today » signe l’entrée de David Garibaldi (batteur des Tower of Power), et d’un groove psychédelique et saccadé. La voix de Rad est plus jeune, plus haute, insouciante ; mais son groove toujours aussi bien posé. C’est vraiment entrainant, votre pied ne peut s’arrêter de battre le rythme et c’est plutôt bon signe.

« Next to you » marque le retour à la batterie de John, vrai régal, et des nappes de synthés planantes. C’est propre, sexy, mystérieux, et toujours jazz en arrière fond. Le dernier morceau le prouve avec au départ un groove speedé incomparable pour finir en jam interminable (11 min) mais parfait et super en place. « In time we love » finit donc cet opus proprement produit (un peu trop proprement peut-être ?). Cet album raviera les amateurs d’arrangements modernes en tous cas !

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Mpls
Administrateur et Co-créateur du site. Fan de funk et de toutes les musiques décrites ici ; mais surtout grand admirateur de Prince. N'hésitez pas à me conctater pour toutes infos ou échanges.