Review

Label : Warner Bros

Fêtons comme il se doit les 30 ans de cet album mythique ! Et oui, trentes années, et toujours aussi bon ! Il n’y a pas que les 25 ans de « Bad » à fêter en 2012 ! Cet album majeur de la carrière de Prince a été le premier de ses albums à atteindre le top 10 américain. Les quatre premiers titres sont devenus d’énormes tubes, qui ont très bien marché dans les charts. D’autres titres de cet album sont aussi des classiques, sur scène ou en club (Exemples : « DMSR » ou « All Crtics Love U in New York »).

Sorti en Octobre 1982, juste avant le fameux « Thriller » du soit-disant rival, il fut d’abord proposé en double album aux USA et en simple en Europe. Enregistré principalement chez lui à Minnéapolis, dans sa cave, avec une toute nouvelle table de mixage 24 pistes, il a été ensuite finalisé à Los Angeles dans le studio 3 du complexe Sunset Sound. Le Kid s’est lâché et a lancé une de ses meilleures perles.

Double vinyl donc à l’époque, au titre et sonorités futuristes, celui-ci est en effet un véritable ovni dans le monde pop R&B de l’époque. Un album qu’il a construit seul, assurant les chants, les lignes de basse, les guitares, la batterie et les rythmiques (aidées de la fameuse Drum Machine LM-1).

Le titre phare « 1999 » sera son meilleur riff de guitare rythmique (selon l’auteur lui-même) et d’une grande originalité puisque ce n’est pas l’artiste qui démarre vocalement l’album mais ses musiciens un part un, aux voix. Les synthés à la Mpls sound coulent, le son est salace, dur, et sexy. Prince refera plus tard un EP remix de ce titre en 1999 (« 1999 – The new master ») avec Larry Graham notamnent, pour célébrer la grandeur de ce titre. Malheureusement les remixes sont souvent décevants et étouffent l’originalité de l’oeuvre, ce qui fut le cas.

le deuxième titre, le single « Little Red Corvette », est le premier gros tube d’un artiste black à passer sur MTV, bien avant Michael Jackson ! Titre exeptionnel que Prince fera évoluer au cours des années sur scène, comme la pénétrante et sublime  interprétation  découverte lors du festival de jazz de Montreux en 2009.

« Let’s Pretend we’re married » hymne à la grosse boîte à rythme et aux synthés répétitifs, est aussi rentré dans la légende, grâce aux cris et aux élans sexualisés dans la voix du Kid. Puis vient le clubesque « D.M.S.R ». qui veut dire « Dance Music Sex Romance » qui pourrait à lui seul résumer la carrière de Prince. Titre funky à souhait, gimmick de synthé, basse de fou, rythme binaire lent, cris, des paroles pour appeler la foule à se lever pour danser, ce titre est encore un must ! Il a d’ailleurs ouvert la plupart de ces derniers shows avec ce tube, comme au Stade de France en 2011.

Les titres funk s’enchainent ensuite, « Automatic », « Lady cab driver », « All critics love U in New York » … où prince developpe seul sa science du Minnéapolis Sound, en finissant chaque titre sur des jams et breaks ultra funky.

Quelques beaux slows, ballades comme « Free », ou « Internationnal lover » qui finit l’oeuvre. Où l’ont peut comprendre l’étendue des capacités vocales du nouveau Maître du Nord des Etats-Unis. Dans le même genre, les face B qui en sortirons comme « How don’t U call me anymore » (Qui a fait le succès d’Alicia Keys avec sa reprise) font preuve que la période d’écriture était faste !

Prince développe un son unique qui ne le quittera pas, sorte de mélange de funk, de pop, fusion d’électro et de jazz. Chaque titre est mélodieux, et l’ensemble devient surnaturel, et intemporel ! 30 ans après, pas une ride ! Essayez ! La version SHM cd japonnaise est d’ailleurs exellente.

 

 




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Mpls
Administrateur et Co-créateur du site. Fan de funk et de toutes les musiques décrites ici ; mais surtout grand admirateur de Prince. N'hésitez pas à me conctater pour toutes infos ou échanges.