Review

Label : King Records / Unique

Il parait invraisemblable qu’en 2012 un album soit distribué sur un continent plusieurs mois après avoir été sorti sur un autre. C’est pourtant ce qui s’est passé avec cet album des japonais d’Osaka Monaurail « State of the world » édité à la base au Pays du Soleil Levant en août 2011 sur le label de Tokyol King Records. Pourtant depuis 2006 le combo nippon est bien présent en Europe grâce à Unique Records (distribution Differ-Ant pour la France).

Mais ne faisons pas plus longtemps notre chafouin et concentrons nous sur l’essentiel : la musique qui est elle intemporelle quand elle est bonne ! Et est-ce le cas de cette mouture de O.M ? Et bien pas tout à fait, c’est même avouons le une déception ! Quoi ? Les Osaka auraient perdu la foi jamesbrownienne, leur amour du deep funk tendu, cuivré et millimétré ? Pas totalement je vous rassure ! Mais des morceaux enthousiasmants cotoient des compositions approximatives voire ennuyeuses. La voix et le timbre du chanteur Ryo Nakata y sont ici surement pour quelque chose. Ainsi des titres comme « State of the world » , « Stop doggin’ me around »,  tombent donc à côté de la plaque ! Même les reprises du Godfather of Soul ne sont pas transcendantes « Mother Popcorn » et « Ain’t it funky now ». Pourtant avec de tels chefs d’oeuvre il y a matière à faire sortir la substantifique moelle du groove ! Et nous tairons la tentative avortée et dispensable de la reprise des Beatles « Something ».

Pourtant tout n’est pas à jeter sur cet opus, loin de là comme le très bon « The Archipelago » , instrumental lancinant et répétitif qui n’est pas sans rappeler le « The Boss » de James Brown, ou encore « Endenism » également digne des meilleures productions des JB’s, ou encore « Hung Up » (déjà sorti en 45t en 2009) avec son refrain et son thème de cuivres particulièrement communicatif, une reprise du groupe de rare groove Salt.

Au final donc cet opus qui reçoit une mention passable manque largement d’inspiration et sent parfois la production faite à la va-vite ! C’est assez surprenant quand on connait le savoir-faire et le sérieux du groupe japonais. Un petit passage à vide qui sera surement pardonné avec la prochaine mouture au risque d’un hara kiri musical ! Sayônara !

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Boogie Bass
Co-créateur du webzine Fonkadelica, Boogie Bass est également responsable de l'emission de radio du même nom et dee jay à ses heures perdues (premières parties de Keziah Jones, Macéo Parker, Souljazz Orchestra, The Excitements, Amp Fiddler...).