Review

Label : Oslo Records

Ce disque a mis du temps à arriver dans notre pays, en provenance des pays nordiques, et plus précisément de la Norvège. Mais il a fini par tomber dans nos mains et faire débat dans notre équipe ! A la 1ère écoute : Surprise ! De l’Electro-Funk pop nordique à la sauce Minneapolis. C’est quoi ce truc ? C’est quoi ce look ? C’est qui cette fille ?

La musicienne, Maya Vik, est bassiste dans un groupe qui a remporté le Grammy du meilleur groupe pop norvégien Montée, et a déjà joué dans des groupes tels que Savoy (avec Paul Waaktaar) et Furia. De plus elle a sorti un album en 2009 intitulé « Isle Of Now » et un autre début 2011 « Rendition of you ».  Bref cela ne nous dit pas grand-chose ici, mais le son de son album solo est bien plus complexe et familier pour nous amateurs de Minneapolis Sound. Maya est aussi entre autres un beau mannequin Norvégien, et donc une belle plante, ce qui n’enlève pas le plaisir visuel ! D’ailleurs son univers graphique est aussi très soigné (sorte de Björk à la blonde).
« Château Faux-Coupe » sorti il y a déjà quelques mois, est une jolie fantaisie de funk avec des influences qui s’étendent entre jazz-rock des années 70’/80’ et un funk électro lié à la fameuse batterie électronique Linn LN-1, immortalisée par un vaste catalogue des références du Minneapolis-funk (Prince, Jimmy Jam et Terry Lewis/Flyte Tyme, The Time, Sheila E., Janet Jackson …), les fans du genre comme nous vont être surpris. Cette inimitable Drum machine LN-1 de Roger Linn (créée en 1978 aux USA), est omniprésente, tout le long du disque. Sur des rythmiques comme seul Prince savait les faire, Maya s’aventure dans un Funk pop tranquille, qui pourrai faire rougir les protégées princières telles que Elisa Fiorillo, Sheila E, Jill Jones, Carmen, Sheena Easton … en tous cas la ressemblance est frappante, car la voix est assez suave, douce, légère, haut perchée et la rythmique et les synthés surpuissants derrière.

« Oslo Knows » est un de mes morceaux préférés, avec une mélodie très bien trouvée et la LM-1 en parfait accord. Le deuxième titre drague avec le hip-hop sur la fin, le final de « Every Single Day » est très dansant et jammé et ferai rougir Janet à ses débuts. Sur « Nuts at the Wedding », on se croirait vraiment dans l’album 1999 de Prince, ou sur certains de ses outakes (en moins bon bien sûr), et tout çà en 2012 avec un visuel original et un bon talent de bassiste çà peut faire une carrière à venir intéressante. Il n’y a que huit titres, mais ils sont bien finalisés, et très bien produits. Deux morceaux (5 et 6) sont plutôt ennuyeux, mais le reste est inventif, frais !

Nous cela nous a surpris et on tenait à saluer l’effort Electro-funk qui se dégage de se projet par moment.
Attention, ce n’est pas le disque du siècle mais une belle curiosité qui nous a amusé 😉 Qui a quand même déjà remporté 4 Grammy’s ! Écoutez pour « voir » !

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Mpls
Administrateur et Co-créateur du site. Fan de funk et de toutes les musiques décrites ici ; mais surtout grand admirateur de Prince. N'hésitez pas à me conctater pour toutes infos ou échanges.