Review

Label : House Of The Fox Recordings

 » I wouldn’t say I rebelled. It’s just that you grow and you get older – this is true in all professions, I think – you come to the point where you need to get out and do your own thing. That’s how I was feeling in 1970 – and I still do » Maceo Parker to Cliff White, 1987.

Ca sent bon la révolte en ce début de décennie dans la maison Brown quand Maceo Parker et Fred Wesley, mais avant eux, St. Clair Pickney et ‘Sweet’ Charles Sherell, tous en mal d’indépendance, quittent le giron du Godfather pour voler de leurs propres ailes. Les Parker Brothers, Maceo (sax.) et Melvin (batt.) sortent cet album en 1970, accompagnés des  » hommes du roi James  » : Jimmy Nolen (guit.), Bernard Odum (bass.), Joseph Davis (tromp.), Richard Griffith (tromp.) et L.D. Williams (sax.). La mauvaise distribution et les moyens déployés par le parrain de la Soul pour faire achopper cette tentative d’émancipation éclipseront malheureusement cette très bonne production.

On a affaire ici à un album de dix pièces essentiellement instrumentales qui affichent un air de famille certain avec les productions browniennes, ‘les chiens ne faisant pas des chats’ ! Les Funkateers se posent souvent la question de savoir si Maceo est un artiste jazz ou funk, mais qu’en est-il de cet album précisément ? La réponse semble être :  » les deux, mon capitaine ! « . Car si dans le cas présent la musique navigue gaiement entre soul-jazz et funk, on peut parler de  » groove  » tant les deux genres fusionnent ici.

C’est donc de groove dont il s’agit ici, un groove impeccablement mené par le saxophone de Maceo tout au long des dix titres. L’album démarre en épelant le nom de  » Maceo « . Je passe sur le titre  » Got To Get’Cha  » qu’on ne présente plus.  » Southwick  » est également devenu un standard de Maceo  » Blow your Horn ! « . Pour les retardataires,  » Southwick «  a servi de banque d’organe au titre  » Hôtel Neuilly Passy «  des Inconnus. Vous voyez que vous connaissez !  » Funky Woman  » et  » Better Half «  constituent deux des morceaux les plus réussis de l’album. Ici, tout comme chez Maître James, un même thème peut être décliné à l’infini par petites touches indicibles…

 » Don’t Waste This World Away «  et  » I Remember Mr. Banks  » sont deux ballades reposantes. Cette réédition se termine par  » Mag-Poo  » et une très bonne version de l’archi-connu  » Thank You for Letting Be Myself Again « . Quoi qu’il en soit si vous aimez le son de Maceo et que vous ne possédez pas encore cet album, vous pouvez vous le procurer sans courir le moindre risque, vous ne serez pas déçu, parole de scout !  » Maceo and all the King’s Men doing their own thing «  est garanti pur groove, un groove avec un grand M… comme Maceo !

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Maceo and all the king’s men-Better half par R-87



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Nicolas K