Review

Label : Melting Pot Music

Q

uand on parle de la scène deep / raw funk  on pense systématiquement aux incontournables américains (Sharon Jones & The Dap Kings, Breakestra…) et anglais (Quantic Soul Orchestra, The New Mastersounds…).  C’est oublié bien vite que dans le reste de l’Europe, il existe une scène vivace, qui bien que moins visible n’en ait pas moins intéressante. Les Pays Bas en font partie grâce à un militantisme funk local largement actif avece quelques groupes qui n’ont plus rien à prouver ! (Citons Seven Eleven par exemple bien qu’évoluant dans un registre différent !).

En effet du côté de nos amis bataves sévit un groupe qui fait de plus en plus parler de lui : Lefties Soul Connection. Crée en 2001 par Alviz (orgue Hammond, percussion) et Onno Smit (Guitare), les deux compères ont rapidement été rejoint pet le bassiste Bram Bossman et le batteur Cody Vogel. Ils signent rapidement sur le label Melting Pot Music et sortent leurs premiers 45t. En 2004, le groupe sort sa première démo intitulé « Dutch Soul Food ». Mais c’est surtout l’année suivante que le quatuor fait parler de lui grâce à sa reprise du « Organ Donor » de Dj Shadow, morceau que l’on pourra retrouver sur leur véritable premier album « Hutspot » en 2006 et sur la non moins excellente compilation « More MPM sound ». Quand on sait que le groupe est encensé par Leo Nocentelli, le guitariste des Meters en personne (une des principales références du groupe), on se dit que décidément ce groupe sait y faire.

Leur mouture de 2007 est du meilleur tonneau ! Le premier 45t « Fais do-do » arrivé en prémices donnait déjà la donne : breakbeat impeccable, gimmicks de guitare entêtants et orgue Hammond affolé. La recette est là et ne se dément pas tout du long de ces douze titres. Oscillant entre des sonorités proches des Meters (forcément), des ambiances Blaxploitation, et des références browniennes évidentes, tous les ingrédients d’un bon album de deep/ raw funk sont réunis. Quelques morceaux sortent du lot : « Get back », un des deux seuls morceaux chantés (avec « The Chank ») et son refrain entêtant, « Chop it ! » et son orgue ondulant, ou « Funky Chick » qui me fait penser à la nonchalance du « Same Beat » des JB’s.

Sans être d’une originalité extraordinaire, il n’empêche qu’en douze titres, le groupe hollandais, arrive à jouer la carte de l’efficacité sans que le groove s’en trouve altérer. D’ailleurs un seul test est bon dans ces cas là : l’envie d’appuyer à nouveau sur la touche play ! A ce jeu là à tous les coups on gagne !

>> Leur discographie



About the Author

Boogie Bass
Co-créateur du webzine Fonkadelica, Boogie Bass est également responsable de l'emission de radio du même nom et dee jay à ses heures perdues (premières parties de Keziah Jones, Macéo Parker, Souljazz Orchestra, The Excitements, Amp Fiddler...).