Review

Label : Tru Thoughts

Décidémment le label anglais Tru Thoughts, pourtant maintes fois cité en exemple, accumule les sorties décevantes en 2012. Après l’album de The Bamboos « Medecine Man » sorti cet été, et qui par son tournant résolument pop, balayait d’un revers de main l’esprit originel du groupe brut et énergique, c’est au tour de Kylie Auldist de créer la déception.
Rien d’étonnant ceci dit puisque que le troisième opus de l’australienne est produit comme le précédant par le même Lance Fergusson, et que celle-ci apparait régulièment comme étant le 8ème membre de The Bamboos.

L’album n’est pas foncièrement mauvais au final, mais trop prévisible et surtout parfois beaucoup trop lisse, Lance ayant là aussi laissé une empreinte pop beaucoup trop tenace. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas étonnant que la seule reprise de l’album soit celle de The Black Keys, « Howlin’ for you », groupe rock certes intéressant mais pas vraiment  ancré dans un univers soul bien qu’ici évoluant dans un univers reggae. Même la tentative de boogie « Changes » est plutôt râtée, une mélodie guimauve trop évidente. Le titre le plus authentique qui du coup rappelle réellement l’esprit du combo australien est sans aucun doute « Nothning else to beat me » et sa rythmique accrocheuse. Kylie reste également crédible sur des ballades plus nothern soul comme « Letterhead Life » ou « About Face« .

Au final on ressort de cet opus, avec une impression de déjà vu, déjà entendu en sachant très bien que ce disque une fois posée dans sa discothèque ne ressortira pas d’aussitôt ! On imagine pourtant que Lance Fergusson a encore des talents de producteurs indéniables (son projet de spiritual jazz à venir Menagerie augure du meilleur) et que la voix de Kylie Auldist a encore un gros potentiel devant elle ! Mais ce petit passage à vide est quand même décevant ! On ne peut pas gagner à tous les coups !

 



About the Author

Boogie Bass
Co-créateur du webzine Fonkadelica, Boogie Bass est également responsable de l'emission de radio du même nom et dee jay à ses heures perdues (premières parties de Keziah Jones, Macéo Parker, Souljazz Orchestra, The Excitements, Amp Fiddler...).