Review

 Label Original : Epic  (Réédion 2013 : Cherry Red Rec. / Soulmusic Rec.)

Voici une belle réédition d’un des meilleurs albums de George Duke datant de 1978, l’une de ses périodes les plus prolifiques. Album succédant au topissime « Reach for it »,  cet opus n’a pas a rougir en terme de qualité. Grand maître du jazz-funk, George s’enferme avec une bande de musiciens de renom, tels que : la percussionniste Sheila E. (à ses débuts), le batteur Ndugu Chancler, le bassiste Byron Miller, le guitariste Charles ‘Icarus’ Johnson et les chanteurs Josie James et Napoleon Murphy Brock. Un album enregistré dans la bonne humeur, parfois sous emprise de vins français d’après la légende !)

Il faut dire que l’ami George (né à Saint Raphaël en Californie rappelons le !) a été à bonne école en faisant ses début auprès des plus grands comme J. « Cannonball » Adderley ou Frank Zappa (and his Mothers of Invention), ou encore le violoniste Jean-Luc Ponty, Billy Cobham…En plus de sa  formation jazz et gospel assez classique, mais dans laquelle il voudra très vite ajouter des sonorités funk et latin et qui prendra donc tout son relief dans le milieu des 70’s.

Pour ce qui est du contenu de ce disque, une intro à la Graham Central Station « We give our love », qui servira plus tard à l’ouverture des shows, mélange allégrement les sons psychédéliques, les congas, une basse slappée, et des synthés « fous ». Les solos de percussions de Sheila E sont déjà très présents et donnent le groove nécessaire pour danser. « Morning Sun » révèle l’influence de groupe comme EWF sur la carrière de Duke, où les envolées vocales, sont importantes. Sheila E et son père Pete Escovedo proposent ensuite une interlude de percussions et chants afro-cubains, pour enchainer sur le titre phare de l’album « Dukey Stick ». Ce morceau, que dis-je ce tube en puissance, a été un grand standard funk à cette époque. La réédition de l’album propose justement trois autres versions du titre en bonus : Dukey Stick (Pt. 1) (US single edit), Dukey Stick (Pt. 2) (US single edit) et Dukey Stick (US 12” single). Duke y essayera pour la première fois son synthé portable « Clavitron » en forme de guitare, qu’il affectionnera dans ses albums suivants.

Plus loin, autre chef d’œuvre, le « The way I feel »Josie James la chanteuse, montre son penchant pour les orchestrations vocales arrangées comme une section de cuivres … Le final sur le double « Preface- The future » enchaîné, lui, est une odyssée « synthstrumentale » comme pourrai le dire Duke ; où les nappes de piano, de violons, de synthés se superposent à merveille.

Au final, une bonne réédition puisque le son est bien remasterisé et clair, que le booklet est agrémenté d’anecdotes sur la construction de l’album, et qu’il est allongé par la présence des trois bonus.

Cette réédition sort le 21 janvier 2013 en Angleterre (lien ci dessous pour la commande) ou début février en import chez nous. Ne vous privez pas !

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>> Le catalogue CherryRed Records
>> Le catalogue Soulmusic Records




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Mpls
Administrateur et Co-créateur du site. Fan de funk et de toutes les musiques décrites ici ; mais surtout grand admirateur de Prince. N'hésitez pas à me conctater pour toutes infos ou échanges.