Review

Label : Westbound

S

eptième album de Funkadelic, « Let’s take it to the stage » sort en avril 1975 toujours chez Westbound. Si Funkadelic semble avoir évolué : moins de jam psyché qu’à ses débuts (mais c’est toujours du P.Funk!) et moins sérieux au niveau des thèmes (par rapport à « America eats its young ») l’esprit clintonien est toujours au rendez-vous. Cet album doit obligatoirement déclencher au niveau de votre postérieur un déhanchement incontrôlable, si ce n’est pas le cas je peux vous annoncer une triste nouvelle : vous êtes sûrement mort !

Tout commence par un « Good to Your Earhole » qui nous invite a « put your hands together » et « let’s get free ». Cet hymne au funk des plus festifs, très funk-rock dans l’esprit met en avant le duo Eddie Hazel à la guitare et Bernie Worrell aux claviers et transcendent le morceau ! La suite « Better by the Pound » est du même goût (toujours une guitare plein de wah wah, chorus et flanger bien psyché, mais pas ici de solos monstrueux ou de riffs accrocheurs mais du bordel qui assure!). Tiens, qui vient pousser la chansonnette sur « Be my Beach »? Mais c’est notre bassiste fou Bootsy Collins ici au chant pour une chanson qui calme l’ambiance tonitruante de ce début d’album.  

 Mais attention préparez vous, les cinq titres qui vont suivre et si à proprement parler de pures tueries! Je vous le dis George Clinton est un Dieu envoyé sur Terre pour nous faire bouger! « No Head, No Backstage Pass » (a l’intention des fans…) renoue avec un psychédélisme déjanté : batterie énervée et guitares survoltées; je n’ai qu’une chose à dire « ah ouh ah ouh yapiyapiyapia ah ouh ah ouh! ».  Que dire de plus que : « say it loud, i’m funky and i’m proud!!! ». A peine remis nous voila transporté dans « Get Off your Ass and Jam » et son intro de guitare désormais célèbre (samplée par Public Enemy sur « Bring the noise ») et grâce à ce refrain accrocheur qui en fait désormais un des grands classiques de Funkadelic ! La pression redescend avec « Baby I Owe You Something Good » une chanson plus noire mais terriblement entêtante grâce à sa batterie (faut écouter pour comprendre!) et ses chœurs à mi-chemin entre gospel et comédie musicale. Pour finir ce quintet de chansons parfaites la machine redémarre avec le funky : « Stuffs & Things » à l’époque sorti en face B de « Better By The Pound »  et où les claviers de Bernie Worrell fait encore des merveilles ! C’est d’ailleurs ce dernier qui clôture l’album avec un solo d’orgue qui oscille entre musique de cirque, symphonie et complainte psychédélique du nom de « Atmosphère ».

 Voila encore un chef d’oeuvre de Funkadelic par moment plus accessible tout en restant totalement décalé et révolutionnaire à l’époque ! Celui-ci est aussi à posséder dans votre discothèque surtout si vous êtes un passionné de P-Funk !

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Da Funk Doctor