Review

Label : Westbound

O

n ne présente plus Funkadelic, un des deux groupes P-Funk mythiques de George Clinton . La particularité de Funkadelic  à ses débuts étant d’être sans cuivres (ça c’est le boulot du Parliament  plus formaté en quelque sorte) et d’être rien de moins que le meilleur groupe totalement funk ( & rock) des années 70 ! (bon ok j’exagère !)

Mais revenons à cette année 1970 rentrons avec les Funkadelic en studio prêts à enregistrer un 2ème album pour le label Westbound ! Laissons-les prendre les substances psychotropes nécessaires à la création ! Laissons-les  tripper pendant toute une journée ! Et vous obtenez au final un chef d’œuvre ! Le morceau mythique éponyme porte le nom de l’album et permet en soi de comprendre qu’il faudrait un peu se libérer l’esprit : « Free your mind and your ass will follow, open up your funky mind and you can fly » pour dix minutes d’une orgasmique jam funk acide, psychédélique et bordélique. On n’en sort pas indemne et c’est tant mieux !

Le reste de l’album produit par un George Clinton en très grande forme donne des titres funk-rock-acides proche à chaque fois de la perfection. Comme par exemple « Funky Dollar Bill » ou le guitariste Eddie Hazel nous montre qu’il est une pièce maitresse du groupe,  dans un titre plus « extreme » que les productions qui suivront ou encore sur «Friday Night, August 14th » un hommage à Jimi Hendrix avec son riff de guitare assez proche de « Foxy Lady ». Par contre un morceau comme « I wanna know if it’s good to you » est plus planant et se rapproche du premier album. A noter également le dernier titre « Eulogy and light » qui est une chanson à l’envers où l’ami George Clinton qui nous parle de sa voix tel un prophète venu d’une planète lointaine prêcher la bonne parole Funkadelic! (le concept du Mothership n’existe pas encore !).

Enfin notons que c’est sur cet album que le claviériste Bernie Worrell a fait son entrée au côté du grand George, un musicien qui deviendra un des atouts majeurs dans la suite des productions clintoniennes !

Pour conclure, c’est donc un album à caractère plus expérimental que d’autres, à réserver aux personnes soucieuses de découvrir une autre facette du funk. Seul petit reproche : il est un peu court (31 minutes seulement) mais vaut mieux un album court et mythique, qu’un album long et insipide !

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Da Funk Doctor