Review

Label : Penniman Records

The Excitements, cela veut dire « excitations » ! La joie et la folie du vieux  rhyth’m n blues sur scène vous attendent à nouveau ici ! Quand on parle d’excitation, on pense à celle que l’ont ressent avant l’entrée sur scène, cette moiteure que l’ont ressent lorsqu’on voit une jolie créature (ou un bel homme), celle que peut procurer cette musique entrainante, directe, authentique, sexy ! Vous voyez ce que l’on veut dire ? Et bien c’est un peule reflet de la musique de The Excitements qui a su intelligemment trouver cet équilibre pour leur deuxième effort discographique.

Les deux pieds solidement plantés à Memphis et Detroit, et le coeur qui bat du côté de Chicago de ce sextet catalan (Barcelone) ravive la flamme 60’s, portée par la voix envoûtante de la superbe chanteuse Koko-Jean Davis. Cette créature qui a toujours ses allures de Tina Turner à ses débuts, vient des USA où elle a grandit, mais a ses origines sont celles du Mozambique.

Rappelons que Koko a fait ses armes dans les églises tout d’abord, puis elle s’initie au gospel, et durant ses études elle s’essaye au blues, au rock, au hip hop, au jazz et même à la bossa nova. Ce qui la poussera d’ailleurs à vivre quelques années au Brésil. Début 2010, elle décide de tenter sa chance dans la capitale de la Catalogne ou elle rencontre deux ex-membres des Fabulous Ottomans : Adria Gual (guitare rythmique) et Daniel Segura (basse) avec lesquels ils forment le groupe.

Le succès de leur premier album les emmène dans une tournée européenne marathon (plus de 250 concerts entre 2011 et 2013). On s’en souvient encore ! Et l’énergie scénique est vraiment leur fort ! C’était la magie aussi ressentie sur le premier album.

L’effet est-il renouvelé sur ce deuxième ? En partie oui, mais il y a aussi la petite déception de se dire qu’ils ne peuvent pas faire autre chose. Ceci dit nuançons nos propos en signalant le fait que si le premier opus était constitué uniquement de reprises, celui-ci fait la part belle aux compositions originales. Bien que le « Keep It To Yourself de Billy Preston et « Tell me where i stand » de Johnny Sayles sont réinterprétés avec élégance. Et même si certains auront le sentiment que la même recette est servie, on a envie de leur dire « pourquoi pas  ? » Mais quand c’est bon, on aime en remanger. Le disque vous fera danser à coup sûr ! C’est énergique … tout le long.

Le single « Ha, Ha, Ha« , est un bon titre, où les breaks relancent le thème de la chanson régulièrement. le solo de guitare final est très appréciable, on sent que le groupe prend du plaisir. « That’s What U got » est un titre à la Jb’s, bourré de feeling, de cuivres savamment dosés. « Keep your hands off » est un exemple que le style se répète un peu. déjà vu dans le 1er album. Même si le talent vocal de Koko est bien là !

« I’ve bet and I lost again« , est une ballade soul bluesy parfaite. Posée sur un rythme lent, binaire, la soul de la belle peut s’exprimer. On retrouve la puissance des soul sisters des années 60. « The Hammer » est un instrumental sympathique qui s’enchaîne vite sur le très bon « Fishing Pole » autre titre énergique surement étonnant sur scène. Les trois autres titres sont bons, sans grande nouveauté, mais le style est en place. L’album se finit sur un morceau à la Blues Brothers, digne d’une bonne B.O de film, avec « Sometimes to much ain’t enough » le titre éponyme de l’album.

La vraie réussite de ce groupe est la présence scénique, vous les croiserez surement en tournée et nous vous conseillons de vous ruer dans les salles, pour apercevoir cette énergique belle chanteuse au talent élevé ! Pour les disques, c’est toujours un bon moment, mais attention à l’overdose pour le troisième 😉

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Mpls
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