Review

Label : Stardown

Elle en a mis du temps à sortir cette chronique du ième album d’un des meilleurs combo funky soul frenchy actuel ! Le signataire de ces lignes aurait-il décidé de suivre à la lettre l’incitation de James Copley à la procrastination solitaire de « All Alone« … Premier titre et exemple flagrant de la somptuosité des compos, des arrangement made in Electro, portés par la voix exceptionnelle de l’américain James Copley. « Keep my baby dancing » qui suit, est le gros morceau de l’album – 6’39 quand même – et il porte bien son titre ! Il mixe avec bonheur funk fin seventies avec force petites touches de synthé, envolées soul cuivrées, spoken word digne de Gil Scott-Heron, se permet le luxe d’un break d’anthologie emmené par la basse – introduit façon Sir, Yes, Sir par un « bring him back, turn around » par James Copley – et même des hou hou rollingstonniens en diable ! Si avec de tels arguments, votre girl friend reste de marbre, laissez-là tomber ! A moins que ce soit elle qui vous mette « K.O » et ne vous traite de « Liar », avec forces arguments sonnants et trébuchants si vous ne suivez pas le rythme de ces deux tueries groovy …

Chaque album fait la part belle à l’instrumental, car il ne faut pas oublier que Electro Deluxe se passait de James Copley avant qu’il rejoigne le combo en 2010. Des titres comme « Paramount » ou « Knk lve » est donc un exercice nullement « obligé » qui permet donc à chacun musicien de s’épanouir individuellement ou de démontrer leur force de frappe lorsqu’ils envoient tous la sauce ; il faut les voir en scène quand ils balancent le bien nommé « Majestic« , groove ultime avec de bon gros morceaux d’afrobeat dedans !

Electro Deluxe ne dédaigne pas non plus les incursions en territoire pop motownesque, avec « Oh no ! » et son intro façon clavecin, « Bad boys on the run » ou avec la magnifique ballade « Circle of live« .

Nos frenchy ont également un gros faible pour les choeurs féminins qui s’harmonisent à la perfection avec les envolées des cuivres et entourent chaleureusement le lead vocal, parfois limite Barry White, de James Copley ; « Eye for an eye » ou « Cut all lies » en sont la preuve…

A déguster !

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Mad Mask
Mad Mask est le chroniqueur masqué. Donc vous ne trouverez que dalle sur sa bio. Si il porte un masque - même virtuel - c'est pas pour être reconnu par son charcutier, même si ce dernier est indubitablement un être de goût puisqu'il consulte Fonkadelika, le seul webzine à vous donner du funk et de la soul avec des gros morceaux de groove dedans (et également le seul à avoir inconsidérément accepté que Mad Mask sévisse en ce lieu...). Signé Mad Mask Mouaaahhh ! Que la force du fonk soit avec vous !!!!