Review

Label Original : Salsoul Records (Réédition expanded 2013 : BBR Records)

Voici un disque court et surprenant de Latin-disco ! Il est l’œuvre de Candido Camero et du producteur Joe Cain . Candido (né Candido Camero Guerra d’origine cubaine) avait 58 ans, et Cain en avait 50 quand le disque est sorti en 1979 ! Dans sa longue carrière de percussionniste, Candido avait joué avec du grand monde de Tito Puente à Tony Bennett ou Dizzy Gillepsie à Duke Ellington, et avait enregistré déjà plusieurs disques de prestiges liant sonorités latines, jazz, soul jazz ou jazz-funk.  Cain lui, de Philadelphie, avait gravité autour de groupes latins et produit des albums pour Tito Puente également, Celia Cruz et même la star de Broadway Chita RiveraCain a enrôlé un line-up de pros pour entourer Candido, pour qui il avait produit les premiers albums des années soixante-dix. Ces musiciens sont le pianiste et arrangeur Louis Petit, ainsi que le batteur Woody Cunningham et le bassiste Norman Durham Kleeer.

Seules quatre chansons font parti de l’album, toutes sont arrangées par Candido sur ses congas, bongos, cloches, tambourins, tam-tams et autres instruments de percussion. Cunningham et Petit ont fourni deux compositions (la chanson-titre et « Thousand Finger Man« ), alors que « Jingo » est une reprise d’une composition du batteur nigérian Babatunde Olatunji « Jingo-Lo-Ba. » « Rock et Shuffle (A- Ha)  » viennent de l’Argentin Carlos Franzetti.

« Jingo » est la pièce maîtresse de l’album. En 1969, Santana avait enregistré la chanson de Olatunji, et Candido l’a sublimé sur les fondements de  la version de Santana. Un morceau principalement instrumental, hypnotique, avec des grooves polyrythmiques, « Jingo » est une explosion de disco latine envoûtante.

Un sens de l’improvisation d’un jazzman imprègne l’album. Tout est basé sur le rythme, avec de fortes contributions de piano et de claviers, avec quelques fuites de sax ténor du prince Joseph. Des Synthétiseurs spatiaux ouvrent « Thousand Finger Man, ». Le groupe est agrémenté de voix séduisantes utilisées avec parcimonie, tous comme les cuivres.

Big Break Records ajoute six titres bonus. La versions 12″ d’origine et un remix de Shep Pettibone effectué en 1983 de « Jingo« , ainsi que la version single et une version instrumentale. Et « Thousand Finger Man » a ses deux versions, 12″ et single.

Nick Robbins a remasterisé toutes les pistes et la réédition est impeccable jusque sur le détail de la face CD avec l’étiquette bien connue du ciel Salsoul. Une belle surprise qui remonte à la surface !



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Mpls
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