Review

Label original : Chocolate City

Quatrième album sorti dans la foulée de Ugly Ego , celui-ci aura moins résisté aux sirènes discoïdes envahissantes du temps. Ce n’est peut être pas ce que Cameo aura fait de mieux, mais comme des centaines de ses pairs, se sera aussi prêté à l’exercice, mais cependant avec manière, et surtout à la sienne !

Dès l’entrée en matière,le message est explicite sur « Energy ». « Ain’t nothing wrong with Disco,it goes along  with the funk, if you don’t like it,don’t get mad at us ». Choix donc complètement assumé  et annoncé  à l’attention d’un auditoire supposé alter-disco (nous, funkateers en somme). Mais malgré ce message alarmiste et une intro harmonique trompeuse, le funk tel qu’on l’aime prendra le dessus, idem sur le chaloupé  « I just want to be». En revanche cette phrase en guise de prologue prendra tout son sens sur la 3e piste  «Find my way »; démarche jusqu’au-boutiste, puisqu’il s’agit ici d’un remix du même titre déjà paru sur son premier album  Cardiac Arrest (1977)  et dont la version originale distillait déjà quelques prémices du genre. « Macho » viendra enfoncer le clou ! Cameo est décidément d’humeur à la « Cloclo » , manquait plus que quelques « claudettes » pour féminiser quelque peu cette horde de mâles funky, s’éclatant au son disco.

Trêve de plaisanterie,les pendules seront aussitôt remises  à l’heure avec  le funk  implacable «The Rock » dont les paroles appellent  la foule à se déhancher  au rythme du beat. « Sparkle » qui clôt le débat de façon poétique, sera le seul recoin pour « lover »  sur cet album chargé d’électrons dance.

 Bilan des courses avec cet album (mais aussi le précédent), Cameo aura non seulement prouvé que c’est bien la nouvelle machine groove avec laquelle il faudra désormais compter, mais aussi qu’il reste un des plus fervents pourvoyeurs de sons smooth du milieu. Avec Secret Omen le groupe se sera dignement acquitté de son écot disco dans cette période dite pré disco-funk , sans toutefois complètement travestir son univers, lequel prendra une autre tangente  dès 1980 , soit à partir de son cinquième acte  Cameosis qui assiéra pour toujours le son type Cameo et la signature vocale « awww » de Larry Blackmon , mais ça c’est une autre histoire, et le reste appartient quant à lui à l’Histoire.

 «C-on the Funk» le message était clair dès leur début !

>> En 2015 Cherry Red Records a réédité cet album avec « Ugly Ego » en complément.

 

 



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Billy Jack
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