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Interviews

16 mars 2015

ED MOTTA : « Le monde manque cruellement de compositeurs ! »

Alors qu’Ed Motta est venu rendre visite au public parisien au New Morning en novembre dernier avec son douzième album « AOR » (Membran media en 2014), l’occasion pour nous était trop belle de tendre le micro à ce surdoué du funk brésilien à la culture musicale impressionnante.

 

 

 

 

Que veut dire « AOR »?

C’est un acronyme: « Adult Oriented Rock » Au milieu des années 70 la musique urbaine était associée au rock avec des groupe comme Three Dog Night, les anciens albums des Doobie Brothers avant que Michael Mc Donald ne soit là,  Johnny Foreigner, Toto… Dans l’ «Adult oriented rock» de la west coast américaine il y a plein de choses. De la pop sophistiquée comme Steely Dan, du soul funk comme Earth Wind and Fire, Al Jarreau, certains albums de Norman Connors, qui a de grosses influences jazz, The invitations… Ce n’est pas exactement du Rrck. Il y a des gars du rock qui en ont fait mais aussi des gens venus de la sphère soul -funk donc. « AOR» est une terminologie qui regroupe une grande variété d’artistes !

 

Vous êtes fasciné par cette période musicale ?

C’est normal quand on regarde ma carrière. Depuis mon premier album en 1988 Ed Motta e Conexao Japeri  ma musique a toujours été inspirée par la musique des années 70 et le début des années 80. Avec ce disque je mets en pratique ce que je fais depuis des années. J’ai grandi en écoutant du « AOR » de la West Coast : Christopher Cross, Steely Dan, Boz Scaggs…C’est un hommage à cette période spécifique. J’ai beaucoup écouté de jazz et étudié les harmonies musicales parce que j’étais fan de Steely Dan.  J’ai enregistré deux albums orientés jazz. Mon premier groupe Conexao Jaipuri était inspiré par du pur funk,  The Tramps, BT Express, Brass construction, Skyy … A partir du deuxième album Um contrato com Deus en 1990  il y avait un peu de blues, de reggae. Ensuite je suis devenu encore plus aventureux…

 

Il y a une version deluxe d’ «AOR» en portugais. C’est important d’avoir une double version anglaise et brésilienne ?

Oui mais pour être honnête le lingua franca de ma musique c’est l’anglais. J’ai quarante-quatre ans. Ma génération a grandi en écoutant de la musique en anglais. J’ai écouté la musique brésilienne plus tard avec le jazz, quand j’écoutais Bill Evans reprendre des chansons brésiliennes par exemple. J’ai trente ans de carrière avec une large et spécifique audience, notamment en Europe et au Japon. Au Japon ils sont fous de musique, de collectors. Si vous allez à « Disk Union » à Tokyo leur plus grand rayon c’est de l’AOR, plus important même que leur rayon jazz. Ce sont eux qui ont inventé cette terminologie. Ils adorent la soul, le funk, l’AOR…

 

Les japonais sont aussi fans d’Incognito avec lesquels vous avez collaboré

Les japonais adorent Incognito. La première fois que je suis allé au Japon c’était avec Bluey à la guitare et les cuivres d’Incognito. Ça m’a attiré l’oreille des japonais ! Beaucoup d’entre eux me connaissent grâce à « Who needs love » qu’on a composé et enregistré avec Incognito. Bluey sait s’entourer de très bons chanteurs, comme Norman Connors avait Phillys Hyman, Dee Dee Bridgewater et Jean Carn. Il a un grand souci de la qualité de l’enregistrement et des arrangements. Ce que j’aime dans sa musique c’est qu’il y a des influences des années 70 et du boogie du début des années 80 mais avec quelque chose de neuf. Bluey est aussi plus ouvert que moi sur l’utilisation de l’electro, du sample. Moi je déteste ça. Je préfère la  musique live avec de vrais musiciens.

 

Dans la même veine vous avez travaillé avec Rob Gallagher de Galliano

A l’occasion de mon album Chapter 9 en 2009, Gilles Peterson m’a présenté à Rob Gallagher. Je cherchais un parolier pour mes paroles en anglais. J’ai rencontré Rob. Ce qui est drôle c’est que je n’ai jamais rencontré mes paroliers brésiliens. Je leur envoyais le MP3 et ils m’envoyaient les paroles!

 

Vous jouez souvent la plupart des instruments mais pas sur «AOR».

Sur  AOR je joue juste du piano, sauf de la guitare sur un titre. Je recherchais quelque chose que je ne pouvais pas jouer moi-même. Sur Chapter 9 j’ai tout enregistré basse batterie guitare piano. Comme c’était un album influencé par le rock c’était plus facile à jouer. AOR est plus complexe. Il y a plus de choses à faire. Je suis compositeur et arrangeur ce qui est déjà beaucoup de travail. Tout ce qui est dans l’album vient de démos plus anciennes. C’est devenu rare d’avoir un album live en dehors du monde du rock. 95% des gens du rock jouent live. La culture soul funk a été affectée par le mode d’enregistrement de l’electro-hip hop du début des années 80. Je n’ai jamais été fan de ça. La première fois que j’ai entendu Run DMC j’ai trouvé ça nase! Quand j’avais dix-huit ans je n’imaginais pas que les MPC allaient devenir aussi mainstream. Quelqu’un qui pousse un bouton, fait des collages, et appelle un autre musicien pour faire d’autres collages. Pour moi ce n’est pas tout à fait ça la musique. C’est quelque chose qui devient de la musique mais ne vient pas d’un environnement musical.

 Ed Motta AOR 2013

Vous avez enregistré chez vous à Rio ?

J’ai enregistré les parties de batterie dans un plus grand studio. Tout le reste a été enregistré chez moi à Jardim botanica, Rio de Janeiro, au deuxième étage de ma maison où il y a ma collection de claviers, de guitares et où les musiciens viennent faire les cuivres, les choeurs…

 

Il paraît que c’est Jacques Tati qui vous a fait adopter le vibraphone ?

J’ai commencé à faire attention au son du vibraphone après avoir entendu le thème principal au vibraphone des «Vacances de monsieur Hulot » de Jacques Tati. Je suis un vibraphoniste de studio. Je ne suis pas un virtuose capable de faire de grandes improvisations. Je suis essentiellement un compositeur qui place d’autres instruments pour m’aider à construire mon univers. Je respecte les virtuoses. Souvent les non-virtuoses ne les respectent pas. Il y a eu une espèce de relativisme après le punk : moins tu joues, moins tu utilises de musiciens, moins tu as de compétences mieux c’est. J’aimerais jouer comme Herbie Hancock. Même si certains virtuoses reconnaissent que ce que je fais personne ne le fait. J’adore les grands interprètes. Mon principal intérêt dans la musique… c’est la musique!

 

Vous avez aussi la réputation d’être un très grand collectionneur de disques ?

J’ai commencé très jeune vers six ans à acheter des disques de soul funk disco puis de blues, de rock. Le rock est devenu très important dans ma vie. Collectionner des vinyles est devenu une obsession dans ma vie. C’est dingue. J’ai trente-mille disques à la maison, même des français. J’adore Christian Vander et Magma, Martin Circus, Claude Nougaro, Michel Jonasz.. Les arrangeurs comme Ivan Jullien, Daniel Janin, Jean-Claude Vannier… Les bande-originales de Michel Legrand, Francis Lai, Maurice Jarre..

 

Vous êtes aussi un grand amateur de vin, comme Sergio Mendes!

J’ai peut-être bu le meilleur vin de ma vie avec Sergio Mendes. Il a une superbe cave. Depuis ces cinq dernières années je suis à fond dans les vins naturels. C’est ma manie.

 

En quoi la musique brésilienne vous a influencé?

Ma principale influence c’est la musique noire américaine. J’ai commencé à vraiment m’intéresser à la musique brésilienne après mon troisième album Manual practico para festas bailes e afins. La première fois que je suis venu en France au Châtelet en 1992 je n’étais encore dans la musique brésilienne. C’est le jazz qui m’y a poussé.

 

Pourquoi puisqu’au Brésil les musiques sont si riches?

C’est lié à ma personnalité. Je déteste le football. Je suis né dans une culture où tout le monde en parle tous les jours ! Ça me rend malade. J’adore le vin. Mais si j’étais un français né dans cette culture peut-être que je détesterais ça. En France tout le monde parle de vin. Pour moi c’est super. C’est comme si j’étais un touriste parlant de football au Brésil ! Ceci dit à la maison j’écoutais la musique de mon oncle : Tim Maia, Cassiano, Eumir Deodato parce qu’il a travaillé avec Earth Wind and Fire sur l’album « All and all » en 1978. Cassiano m’a beaucoup influencé surtout sur mon deuxième album.

 

Et votre oncle Tim Maia?

Il m’a beaucoup influencé aussi. Au début des années 70 c’était un des premiers à chanter du funk. Je me rappelle qu’il chantait du Curtis Mayfield devant ma mère. Cassiano m’a davantage influencé parce qu’harmoniquement il était plus dans la lignée du travail de composition au piano de Stevie Wonder. Tim Maia est plus viscéral, comme un rocker. Le tempérament d’un Sly Stone.

 

Il paraît qu’il y avait une rivalité entre vous

Tim Maia est le frère de ma mère. Il était jaloux depuis que je suis très jeune. On est une très grande  famille. Tim Maia est le plus jeune de dix-neuf frères. On l’a toujours regardé comme l’artiste de la famille. Quand j’ai grandi il s’est aperçu que je serais le prochain artiste de la famille. Ça l’a rendu jaloux. Quand je me suis professionnalisé il a commencé à dire plein de mauvaises choses sur moi et ma musique dans les journaux. On a coupé les ponts. C’était triste d’un point de vue familial. Musicalement ça ne m’a pas affecté. Sa musique est plus simple. Tim Maia jouait avec deux cordes comme Sly Stone. Moi je suis dans le giron harmoniques de Cassiano avec huit cordes. C’est pourquoi j’aime autant Steely Dan à cause des harmonies. Donald Fagen est le maître des cordes et des voix pour la pop. La pop est généralement très simple alors que celle de Steely Dan est très complexe. Si vous allez dans une école de musique vous pouvez jouer de merveilleuses et simples chansons de Stevie Wonder mais pas du Steely Dan. Vous aurez besoin d’apprendre plus et de faire des erreurs. C’est pourquoi je suis allé étudier aux Etats-Unis avec Paul Griffin qui a été le directeur musical d’Aretha Franklin et membre de Steely Dan. J’ai beaucoup appris avec lui.

 

Que pensez-vous de musiciens comme Hermeto Pascoal et Joao Donato?

J’aime leur musique. Hermeto Pascoal est un génie. C’est un musicien numéro un. Je ne suis pas à ce niveau techniquement. Joao Donato avec lequel j’ai travaillé a eu une grande influence dans ma façon de jouer le piano rythmiquement. C’était très agréable de travailler avec lui sur « Bye bye  Brazil »

 

Et parmi la jeune génération brésilienne?

J’aime un gars de Vitoria dont l’album a été réalisé en France par Favorite records : Lucas Arruda. Il est très bien. Il est influencé par George Duke. On a besoin de gens comme lui. Dans le monde, en ce moment, prédomine l’idée que les Sex Pistols ont lancé en 1976 : no future. On n’a pas besoin d’être un musicien, de savoir chanter. Il y a une compétition entre les vrais musiciens et les faussaires. C’est un cauchemar. Mais on est là et on apprécie la vie. Le monde manque cruellement de compositeurs ! »

 

J’ai lu aussi que vous déplorez qu’il n’y ait pas de Malcolm X brésilien

Malheureusement les noirs du Brésil n’ont pas de conscience politique. Ils écoutent de la pop. J’ai tourné avec une  productrice noire qui ne connaît rien à la musique noire. Même aux États-Unis on voit ce phénomène d’acculturation. Ceux qui ont le plus de conscience sont les rappeurs brésiliens du ghetto. Ce sont des gars intelligents qui ont la connaissance de la musique. C’est juste que ce serait mieux s’ils apprenaient les harmonies et achetaient un clavier et une guitare.

 

Que pensez vous des piliers brésiliens comme Gilberto Gil et Caetano Veloso?

Ce sont de superbes artistes. C’est dommage qu’aujourd’hui il y a des gens de leur génération qui restent méconnus comme Marku Ribas, Copa 7. C’est un si grand pays avec tellement de musiciens et de genres musicaux. Mais chacun est à l’ombre de quelques grands artistes. Ce n’est pas forcément de leur fait. Les médias leur donnent presque tout l’espace. Quand ils font un album c’est sur quatre pages  comme si Martin Luther King venait de mourir !

 

Et pour la suite?

Je vais enregistrer le prochain album. La plupart des chansons sont prêtes. Sur AOR le légendaire guitariste David Walker jouait sur « Dondi ». Il a été guitariste sur la plupart des albums de Marvin Gaye. Je recherchais ce son avec lequel j’ai grandi. J’évite d’avoir trop d’invités pour ne pas me reposer sur eux. Ne pas les utiliser pour être comme Superman. J’aime faire les choses moi-même. J’aime Stevie Wonder mais je ne pourrais pas l’appeler à la rescousse. Je produis mes albums depuis le premier.  Tous les artistes brésiliens ont un producteur. Stevie Wonder n’a jamais eu de producteur. je me rappelle qu’il y a des années un président de Warner Bros m’a dit pendant un repas : « Stevie Wonder est un génie. Si seulement il avait un producteur pour produire sa musique. » Les gens veulent toujours tout contrôler ! J’ai dit à Warner quand j’ai fait mon premier album: « Je ne veux personne pour me dire que je dois faire ceci ou cela ». Quand j’ai été fauché et que j’ai eu besoin d’un appartement j’ai pris un producteur. Il a ajouté les samples. Ça a donné mon seul album de platine en 1997. C’est l’album que je déteste le plus  Manual pratico...  C’était avant la mode du vintage. Maintenant, tout le monde aime les années 70  les vêtements, le design, la musique. Je m’intéresse au AOR du début des années 80 parce que depuis 2000 les années 70 ont été récupérés par une posture pseudo-intellectuelle !

 >> Interview réalisée par Julien Le Gros

En savoir plus

 

La playlist 100% funk do Brazil d’Ed Motta pour Fonkadelica

Taxi « Pode Chorar » (1979) : « C’est une chanson dans le genre de The Stylistics, Tom Browne… »

Copa 7 « Sabada » (1978)

Erlon Chaves « Procura se uma virgen » (1971) : « C’est un ancien arrangeur de Wilson Simonal et Elis Regina »

Marku Ribas « Ô Mulher » (1978)

Cassiano « Ana » (1976) : « Un titre qui sonne comme Al Green ou Willie Mitchell »



About the Author

Julien Le Gros
Je suis journaliste indépendant spécialisé dans les musiques noires, de l'Afrique en passant par les diasporas. Pigiste entre autres pour Afriscope Africultures Jazz Magazine Mondomix, j'ai pu interviewer de nombreux artistes internationaux comme Leon Ware, Patrice Rushen, Mulatu Astatké, Alpha Blondy, Malavoi, Femi Kuti, Jon Hendricks ou encore Hugh Masekela.




 
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43 Comments


  1. RT @Fonkadelica: ED MOTTA : « Le monde manque cruellement de compositeurs ! » L’interview du brésilien (@EdMotta /#Brazil) http://t.co/fvQXS7…


  2. ED MOTTA : « Le monde manque cruellement de compositeurs ! » – FONKADELICA (Funk Soul & Groovy) http://t.co/lrC5nb9syV


  3. On a au moins deux passions communes avec Ed Motta : collectionner les disques et…détester le foot ! lol


  4. RT @Fonkadelica: ED MOTTA : « Le monde manque cruellement de compositeurs ! » L’interview du brésilien (@EdMotta /#Brazil) http://t.co/fvQXS7…


  5. çà on peut dire que les disques sont une passion commune aussi LOL


  6. Ed Motta:Très belle interview pour Fonkadelica Webzine http://t.co/dqd9LuNmpO


  7. j’aimerai beaucoup prendre le temps dans toute sa largeur et sa longueur ininterrompue afin de développer de splendides harmonies sur deux trois accords et tourneries ternaire, mais j’ai un boulot qui me vole tout ce temps et de l’argent à gagner….une responsabilité non négociable et prioritaire (ma fille) donc faut gagner de l’argent de manière régulière. Crois moi on pourrait composer de grandes pièces de plus si tu regardes à qui on ne donne pas plus de visions (je pense à Booster qui malgré un disque chez Blue Note….) …. et aussi nous sommes en France….ici les grands compositeurs on ne les mets pas en avant…..


  8. ce que je veux dire, des idées on en a sans limites, il faut pouvoir s’arrêter et prendre le temps de canaliser ces énergies pour en faire des pièces uniques…. je pense à Miles entre 1970 et 1980 qui a laché du lourd….. même dans le fin fond de l’espace Yoda a trembler ….plus fort que la force…….


  9. En même temps Ed Motta parle d’une façon globale et pas de la France en particulier ! Et sa vision des choses est toute personnelle, ceci dit il n’a pas totalement tort ! 😉


  10. RT @ChrisLBreton: Ed Motta:Très belle interview pour Fonkadelica Webzine http://t.co/dqd9LuNmpO


  11. Prendre le temps de « réaliser » les choses… un luxe de nos jour. Et je crois hélas que nous sommes dans un des pays ou ce temps de création artistique est la plus protégée et soutenue.


  12. Oui Boogie, j’entend bien, mais je vis et partage ici, et quand je vois et entend les talents en comparaison….je me rappel Nino Ferrer qui expliquait qu’en 1968-70 il jouait avec Manu Dibango entre autres, dans des petites salles ou des pub genre caveau des oubliettes…là la magie opérait, mais sur les plateaux télé ya pas moyen, fallait chanter des paroles stupides pour faire rigoler parce que , sois disant, il faut être un initié pour comprendre la zic….etc…et toute cette merde bourgeoise…..bref les yéyés, la variété des années 80 Maitre Gims et Black m c’est la même pour moi, c du format à balles, parfois une bonne chanson, mais ça s’arrête ici. Je le rejoins sur une chose, quel artiste aujourd’hui nous marque comme un Marley Hendrix Prince ???? qui ??? moi j’en vois pas….


  13. Le bon vieux temps de la musique réservée à une élite bourgeoise de cabarets et de « caveaux » de la rive gauche de Paris uniquement… Les temps ont changés. Brassens ne serait plus censuré, l’accès à 10 millions de titres ce fait en un clic de souris, tout le monde peut créer de la musique. La musique n’est effectivement plus un truc d’initiés.


  14. Brassens est un excellent exemple, il est le seul artiste français (je crois) à avoir interprété en concert en angleterre ses textes, en français….Fernande je bande…..une contrebasse une gratte une moustache et une pipe….ça leur a fait du bien d’entendre des mots qu’ils ne comprennent pas forcément, mais qui pulvérise tout leurs auteurs de lyrics simplistes à ses anglo saxons…..passque ça aussi ça compte… 🙂



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